Posté par cgtcesda172 le 7 février 2012
La redevance télé passe à 125 €
Lundi 06 février 2012
Le montant de la redevance télé (aujourd’hui appelée contribution à l’audiovisuel public) s’élève à 125 € en 2012 (au lieu de 123 € en 2011) pour suivre l’inflation.
Dans les départements d’outre-mer, la redevance TV est fixée à à 80 € (au lieu de 79 € en 2011).
Sauf exceptions, vous devez la payer si vous détenez au 1er janvier 2012 une télévision ou un équipement de même nature, que ce soit dans votre résidence principale, secondaire ou au domicile d’un enfant majeur rattaché à votre foyer fiscal.
En contrepartie, une seule taxe est due quel que soit le nombre de téléviseurs.
Son paiement s’effectue en même temps que la taxe d’habitation. Si vous n’êtes pas soumis à la taxe d’habitation, vous êtes exonéré de redevance télé.
Si avant 2005 vous étiez exonéré de redevance, vous continuerez à bénéficier de cet avantage fiscal en 2012, à condition d’être atteint d’une infirmité, de ne pas être imposable au titre des revenus de l’année 2011, d’occuper votre résidence principale et de ne pas être redevable de l’impôt de solidarité sur la fortune.
Saisies sur salaires : nouveau barème
Pour régler des dettes, un créancier peut demander, sur décision de justice, à un employeur de retenir une partie de la paye d’un salarié débiteur.
La proportion dans laquelle les sommes dues à titre de rémunération sont saisissables évolue chaque année (voir le décret n° 2011-1909 du 20 décembre 2011 ; J.O. du 22). La quotité saisissable est calculée sur les ¬salaires nets des douze mois précédant la notification de la saisie.
Quelle part de votre salaire peut-on saisir en 2012 ?
Rémunération annuelle (1) Quotité saisissable Montant maximal mensuel
(par tranche) Montant maximal mensuel
(en cumul)
Jusqu’à 3 590 € 1/20 14,96 € 14,96 €
Entre 3 590 € et 7 030 € 1/10 28,67 € 43,63 €
Entre 7 030 € et 10 510 € 1/5 58,00 € 101,63 €
Entre 10 510 € et 13 950 € 1/4 71,67 € 173,29 €
Entre 13 950 € et 17 410 € 1/3 96,11 € 269,41 €
Entre 17 410 € et 20 910 € 2/3 194,44 € 463,85 €
Supérieure à 20 910 € 100 % La totalité 463,85 € + la totalité des sommes > 1 742,50 €
(1) Ces seuils sont augmentés de 1 360 € par personne à charge.
Pour en savoir plus, voir notre article « Contester une saisie sur salaire ».
Pensions d’invalidité : les montants maximaux pour 2012
Les montants maximaux des pensions d’invalidité ont été revalorisés au 1er janvier 2012.
Le montant de la pension d’invalidité est égal à un pourcentage du salaire annuel moyen. Ce salaire est calculé d’après les dix meilleures années de cotisations du bénéficaire, et retenu dans la limite d’un plafond. Le montant de la pension d’invalidité varie également selon le niveau d’invalidité.
Ainsi, le montant mensuel maximal de la pension d’invalidité est fixé à :
- 909,30 € pour une pension d’invalidité de première catégorie (personne invalide capable d’exercer une activité professionnelle réduite),
- 1515,50 € pour une pension d’invalidité de deuxième catégorie (personne invalide incapable de travailler),
- 1515,50 € pour une pension d’invalidité de troisième catégorie (personne invalide incapable de travailler et qui a besoin d’une assistance pour la vie quotidienne) + 1060,16 € (majoration pour tierce personne).
Les montants minimaux seront revalorisés au 1er avril 2012.
La dispense de recherche d’emploi supprimée depuis le 1er janvier
Depuis le 1er janvier 2012, la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient certains chômeurs âgés est supprimée.
Attention : les personnes ayant obtenu cette dispense avant le 1er janvier 2012 continuent à en bénéficier.
La dispense de recherche d’emploi était applicable aux personnes qui remplissaient toutes les conditions suivantes :
• être inscrites comme demandeurs d’emploi,
• bénéficier de l’allocation chômage,
• être âgées d’au moins cinquante-huit ans en 2009, d’au moins cinquante-neuf ans en 2010 et d’au moins soixante ans en 2011.
Les allocataires devaient en faire la demande pour voir le dispositif s‘appliquer.
Les personnes bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), inscrites comme demandeurs d’emploi, âgées d’au moins cinquante-six ans et demi en 2009, d’au moins cinquante-huit ans en 2010 et d’au moins soixante ans en 2011, étaient également dispensées de recherche d’emploi.
Désormais, les demandeurs d’emploi concernés devront présenter des preuves de leurs recherches d’emploi et accepter une « offre raisonnable d’emploi ».
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Des infirmiers de santé pour assister le médecin du travail
À partir du 1er juillet 2012 les médecins du travail ne seront plus seuls pour recevoir les visites des salariés ou intervenir dans les entreprises. Ils seront notamment secondés par des infirmiers de santé au travail.
Lorsque vous rendrez visite à la médecine du travail, vous n’aurez plus affaire au seul médecin. L’équipe médicale pourra en effet comprendre un « collaborateur médecin » qui assistera le médecin du travail, mais aussi un interne en médecine du travail, apte à effectuer des remplacements, ou encore des infirmiers.
La visite auprès du médecin du travail reste obligatoire tous les deux ans pour chaque salarié. Dans ce délai maximal de 24 mois les infirmiers de santé au travail pourront réaliser des entretiens plus fréquents. Au terme de ces entretiens, ils délivreront une « attestation de suivi infirmier ».
Ils pourront ordonner des examens complémentaires ou participer à des actions de prévention et d’information collective.
En revanche, ils ne délivrent pas d’avis d’aptitude ou d’inaptitude à l’emploi, réservés au seul médecin du travail.
Un infirmier est déjà présent dans les établissements industriels de 200 à 800 salariés et dans tout autre établissement de 500 à 1000 salariés. Désormais, en-dessous de ces seuils, la présence d’un infirmier sera effective à la demande du médecin du travail ou du comité d’entreprise.
Cette mission de surveillance et de conseils en entreprise est largement partagée avec le médecin du travail qui voit sa mission de conseil envers l’employeur, les salariés et les représentants du personnel renforcée. Il peut s’appuyer sur les autres membres de l’équipe pluridisciplinaire, tout en procédant aux examens médicaux habituels. Il peut confier certaines activités aux infirmiers de santé au travail, ou institutions représentatives du personnel (PRP), par exemple.
Décret n°2012-135 relatif à l’organisation de la médecine du travail du 30 janvier 2012, J.O. du 31.
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Après son inscription à Pôle emploi, le chômeur est tenu d’observer certaines règles pour continuer à percevoir son allocation chômage.
Toute personne en quête d’un travail est en droit de s’inscrire à Pôle emploi dès le lendemain de la fin du contrat de travail et au plus tard dans un délai de douze mois à compter de cette date », signale Carole Devidal, responsable de l’information réglementaire à l’Unedic.
Mais inutile de tarder. « Plus tôt elle effectue cette démarche, plus tôt elle sera indemnisée ! », conseille Nicolas Meignan, directeur de l’agence Pôle Emploi de Sarcelles (Val-d’Oise). Voici la démarche à suivre.
L’inscription se déroule en deux étapes : d’abord le demandeur d’emploi est tenu de formuler une demande d’inscription, soit en ligne sur le site de Pôle emploi (www.pole-emploi.fr), soit par téléphone en composant le 39 49 (appel gratuit pour le service d’automate ou facturé 0,11 € pour un entretien avec un conseiller).
Ensuite il doit s’inscrire au sein de l’antenne locale de Pôle emploi, muni de sa carte d’identité, de sa carte d’assuré social, d’un relevé d’identité bancaire et d’une ou des attestations destinées à Pôle emploi, remises par le ou les anciens employeurs.
Ce document, souvent de couleur jaune, contient les informations indispensables au calcul de l’allocation de chômage : motif de la rupture du contrat de travail, montants des rémunérations brutes soumises à cotisations, montant des indemnités de rupture. « Une fois toutes les pièces réunies, la demande est traitée en 15 jours », indique Nicolas Meignan. Les allocations sont versées à terme échu, au début du mois suivant chaque mois d’indemnisation.
Sécurité routière : les nouvelles sanctions
Avertisseurs de radars interdits, sanctions alourdies pour réprimer l’usage du téléphone ou le visionnage d’un écran de télévision en voiture… Ces mesures de sécurité routière, décidées le 11 mai 2011 lors du comité interministériel de sécurité routière (CISR), entrent en application le 4 janvier avec la publication d’un décret.
Avertisseurs de radars interdits
La détention des avertisseurs de radars est désormais interdite. L’usage de ces appareils ou des logiciels d’alertes radars peut être sanctionné d’une amende de 1 500 € et d’un retrait de six points du permis.
Cependant, la plupart des fabricants d’avertisseurs de radars ont conclu un accord avec les pouvoirs publics leur permettant de transformer leurs appareils en « assistants d’aide à la conduite » : ils ne pourront plus indiquer la présence de radars mais signaleront les limitations de vitesse, les zones de danger avec ou sans radar et l’état du trafic.
Les détenteurs de certains de ces appareils doivent procéder à une mise à jour pour être en conformité avec la nouvelle réglementation. Pour connaître la marche à suivre, il est conseillé de se renseigner auprès du constructeur.
Amendes majorées pour les conduites à risques
L’usage d’un téléphone tenu en main en voiture est à présent sanctionné plus sévèrement : 135 € d’amende et retrait de trois points (contre 35 € d’amende et retrait de deux points auparavant). De même, pour le visionnage d’un appareil à écran (un lecteur DVD par exemple), l’amende passe de 135 € à 1 500 € et le retrait de points de deux à trois points.
Par ailleurs, la circulation sur une bande d’arrêt d’urgence ou et sur voie fermée temporairement vous coûtera plus cher : 135 € d’amende, assortie d’une réduction de trois points du permis de conduire. Tout conducteur coupable de cette infraction encourt également une peine complémentaire de suspension du permis de conduire de trois ans au plus. Les cas de chevauchement de la bande d’arrêt d’urgence sont également sanctionnés d’une amende de 135 € et d’un retrait d’un point.
Enfin, une amende 135 € (au lieu de 68 €) est prévue en cas de détention d’une plaque d’immatriculation non conforme.
Quant aux conducteurs de deux-roues d’une cylindrée supérieure à 125 cm³, ils seront tenus de porter un vêtement muni d’un équipement rétro-réfléchissant à partir du 1er janvier 2013. Le non-respect de cette règle donnera lieu à une amende de 68 € et à un retrait de deux points.
Conducteur, vous êtes responsable de vos passagers !
En voiture, celui qui conduit endosse toutes les responsabilités. À ce titre, il doit être assuré pour ses passagers et veiller à respecter les règles de sécurité.
Chaque année, la route fait des victimes. Alors que les conducteurs ne sont pas toujours indemnisés, les passagers des véhicules impliqués dans un accident bénéficient systématiquement d’une prise en charge de leur préjudice, soit par l’assurance du conducteur responsable de l’accrochage, soit, si elle fait défaut, par un fonds de garantie automobile (loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter).
Assurance obligatoire
Reste que cet ultime recours ne dispense pas les conducteurs d’assurer leurs passagers. Bien au contraire, les propriétaires de « véhicules terrestres à moteur » sont tenus de souscrire une assurance en « responsabilité civile ». C’est la seule garantie légale obligatoire, mais elle est essentielle.
À défaut, ils encourent une amende de 3 750 €, à laquelle peuvent s’ajouter des peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation du permis de conduire (art. L. 324-2 du Code de la route).
Une couverture élargie
L’assurance en « responsabilité civile » couvre l’ensemble des dommages (matériel et moral) que le conducteur peut causer aux passagers qu’il transporte.
Grâce à elle, tous les occupants du véhicule (conjoint du conducteur, enfants, amis, collègues, auto-stoppeur…) seront indemnisés en cas d’accident, quelles que soient les circonstances de l’accrochage : faute d’inattention, refus de priorité, excès de vitesse, neige, pluie, conduite en état d’ivresse, conduite sans permis…
Peu importe également que les passagers se trouvent ou non en situation d’infraction au moment des faits (par exemple, ils n’avaient pas bouclé leur ceinture de sécurité).
Conducteur, vous êtes responsable de vos passagers !
Deux situations exceptionnelles
Tout d’abord, si vous prêtez votre voiture alors que votre contrat vous mentionne comme seul conducteur (« contrat de conduite exclusive »), une franchise restera à votre charge. Par ailleurs, l’assurance peut refuser d’indemniser un passager si son attitude constitue la « cause exclusive de l’accident ». Cette situation est toutefois extrêmement rare et ne s’applique pas si les victimes ont moins de 16 ans ou de plus de 70 ans.
Des règles à faire respecter
Par ailleurs, le conducteur reste le garant des règles de sécurité à l’intérieur de son véhicule. Pendant longtemps, il n’a été en charge que des enfants de moins de 13 ans. Mais, depuis 2005 (décret n° 2005-277 du 25 mars 2005), sa responsabilité est étendue à tous ses passagers de moins de 18 ans. À lui, donc, le soin d’installer les enfants de moins de 10 ans dans un dispositif de retenue adapté à leur morphologie et à leur âge.
Conducteur, vous êtes responsable de vos passagers !
Un dispositif de sécurité pour chaque âge
Ainsi, les bébés de moins de 10 kg doivent prendre place dans un siège dos à la route, à l’avant ou à l’arrière de la voiture. Attention ! S’ils sont à l’avant, l’airbag doit être désactivé. Mais ils peuvent également être installés dans un « lit nacelle » fixé sur la banquette arrière.
De 10 à 18 kg, les enfants sont obligatoirement assis dans un siège doté d’un harnais, et au-delà (jusqu’à 36 kg) sur un coussin rehausseur. Ce n’est qu’à partir de 10 ans qu’ils sont autorisés à prendre place à l’avant du véhicule (plus jeunes, toutefois, si la voiture n’a pas de banquette arrière).
Tous les autres passagers, à l’avant comme à l’arrière, doivent être maintenus par une ceinture de sécurité. En cas d’infraction à l’une de ces règles, le conducteur encourt 135 € d’amende. Ce n’est que si le passager contrevenant est majeur qu’il devra régler lui-même cette contravention.
A chaque passager sa place
Depuis le 1er janvier 2008, chaque passager doit, en outre, occuper seul une place équipée d’une ceinture de sécurité. Le conducteur n’aura donc plus la possibilité d’asseoir deux enfants sur une seule place arrière – comme cela était toléré jusqu’à présent, sous peine d’écoper d’une amende forfaitaire de 135 € pour chaque mineur en surnombre.
Enfin, le transport d’un animal familier n’est soumis à aucune règle de sécurité particulière (un filet de séparation à l’arrière n’est pas obligatoire), hormis l’interdiction faite à tout conducteur de coucher son animal sur ses genoux (pour des raisons évidentes de liberté de mouvements). 35 € d’amende sont à la clé !
Indemnisation, mode d’emploi
Tout conducteur victime d’un accident doit le déclarer auprès de son assureur, et indiquer les coordonnées de ses passagers.
Ces derniers sont contactés et, le cas échéant, indemnisés par l’assurance sans avoir à effectuer de démarche particulière. En pratique, un expert évalue les dommages corporel et matériel de chaque victime (selon une échelle de valeurs) afin de fixer le montant de l’indemnisation versée.
Celle-ci est censée couvrir l’intégralité des préjudices subis (frais non pris en charge par les complémentaires santé, perte de gains professionnels, préjudice esthétique, appareillage, assistance par tierce personne, etc.). Si le montant qui vous est proposé ne vous satisfait pas, vous pouvez demander à un nouvel expert d’évaluer, à vos frais, vos dommages.
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CCNT 66 : Compte-rendu de la Commission Mixte Paritaire de Négociation du 23 novembre 2011